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Niger

La situation épidémiologique
Le Niger est l’un des pays d’Afrique de l’Ouest où le taux de prévalence est le plus bas. L’épidémie semble se stabiliser avec une prévalence nationale de 0,7%. Cependant, il existe une disparité importante entre le milieu rural (0,5%) et le milieu urbain (1,5%) [EDSN]. De même, quatre régions sont fortement au-dessus de la moyenne nationale : Diffa (1,7%), Agadez (1,6%), Niamey (1,1%) et Tahoua (1,0%) [Institut national de la Statistique, Macro International Inc., 2007]. En 2007, 59 527 personnes vivaient avec le VIH [ONUSIDA/UNAIDS 2007]. La prévalence maximale concerne aussi bien les hommes que les femmes et surtout les personnes âgées entre 30 et 39 ans. Le taux de prévalence reste très élevé chez les populations à risque tels que les travailleurs du sexe, les militaires, les prisonniers… La voie sexuelle est le mode prédominant de transmission de l’infection à VIH.

La situation de propagation semble stable cependant les facteurs de risque restent nombreux : la pauvreté (PIB/hab. = 781$ en 2005), le très faible taux d’alphabétisation (28,7%) [rapport sur le développement humain 2007/2008], la discrimination des femmes, les nombreux ressortissants des pays côtiers, la migration des jeunes nigériens sans leurs compagnes dans le milieu rural, le chômage, le déni de l’infection du VIH-sida avec une stigmatisation et une discrimination des PvVIH…

La stratégie nationale
La politique
Le gouvernement a mis en place un Cadre Stratégique National 2008-2012, document de référence pour une politique globale de lutte contre le VIH-sida. Il définit les orientations nationales pour chacun des domaines d’intervention, l’organisation institutionnelle. Il se caractérise par la dimension multisectorielle et décentralisée de la réponse au VIH-sida. Ce cadre stratégique est pleinement intégré au plan décennal de développement sanitaire et au Document des Stratégies de la Réduction de la Pauvreté (DSPR) au Niger.

Mis en place par le Décret du Président de la République, Chef de l’Etat, le Comité National de Lutte contre le sida (CNLS) a pour mission de : veiller l’application de la politique nationale de lutte contre le sida, de mesurer les impacts de la lutte contre les IST et le VIH-sida, de faire des plaidoyers pour la mobilisation des ressources. Tous les Ministères sont dans le CNLS.

La Coordination Intersectorielle de Lutte contre les IST et le VIH-sida (CISLS) est l’instance de coordination assurant le Secrétariat exécutif du CNLS. La CISLS a pour missions d’assurer la coordination entre les partenaires et les mécanismes de financement, et de gérer le suivi et l’évaluation des activités de lutte contre les IST et le VIH-sida sur toute l’étendue du territoire national.
Contact CISLS : Dr Abdoulaye BAGNOU - Conseiller principal, coordinateur intersectorielle de lutte contre les IST et le VIH-sida

Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre les Endémies
Contact :  Dr Fatimata MOUSSE - Secrétaire Général/Présidente du CCM/Niger

Législations existantes
- La loi 2007-08 relative à la prévention, à la prise en charge et au contrôle du VIH, promulguée en juillet 2007, protège les PvVIH contre toutes formes de discrimination.
- L’homosexualité n’est pas illégale en tant que tel (cf articles 275, 276, 277 et 278 du code pénal 1961)

Les principaux bailleurs de fonds
 La Banque mondiale a dédié 27,5 millions de dollars pour un projet de lutte contre le VIH-sida, mené par la CISLS entre 2003 et 2008.
• Le Fonds mondial a accordé 9 577 096 $, lors de la 7ème série, dans un projet (2008-2013) pour renforcer, décentraliser et améliorer la réponse national de lutte contre le VIH-sida.
• Le PNUD a élaboré avec le Niger, un programme pays 2009-2013 qui s’inscrit dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide du développement du Niger (PNUAD) et dont la composante Accès aux Services Sociaux de Base concernera, entre autres, la lutte contre le VIH-sida. En tant que récipiendaire principal du Fonds Mondial, le PNUD financera 4 257 000 $ avec ses partenaires stratégiques (le Fonds mondial, l’UNESCO, l’UNICEF, l’UNFPA et la Coopération Technique Allemande (GTZ)) pour appuyer la lutte contre le VIH-sida, le paludisme et la tuberculose.
• Aides, la CGT et le Ministère français des Affaires étrangères financent un projet de trois ans, Inter.Actifs, afin de mobiliser le mouvement syndical et associatif pour interpeller les entreprises ou les administrations et développer des politiques articulées et cohérentes de lutte contre le sida en milieu de travail.

Le secteur privé
Au Niger, certaines entreprises mènent des actions et prennent en charge les travailleurs vivant avec le VIH-sida, mais, souvent, il n’y a pas de dialogue social ni de concertation avec les syndicats sur cette question. Il n’existe pas d’accord collectif négocié en la matière, et les démarches, lorsqu’elles existent, viennent d’en haut et les salariés y sont peu impliqués. Aujourd’hui, certaines entreprises font appel à des associations pour mener des actions en leur sein, mais le plus souvent dans une logique de sous-traitance.

L’association Mieux vivre avec le sida (Mvs), la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN), Aides et la CGT se sont réunis du 26 août au 4 septembre 2008 pour mettre au place leur stratégie.

Premier partenariat public/privé d’ampleur
Depuis le 1er décembre 2006, le groupe français AREVA mène au Niger des campagnes de prise en charge auprès de ses employés et de leurs familles. AREVA a conclu cet accord, financé par le Fonds mondial, pour une période de trois ans avec le gouvernement du Niger et le Groupement d’intérêt Public, ESTHER. Le but est d’améliorer la lutte contre la transmission du VIH-sida et de fournir des services de dépistages et de soins au PvVIH dans la région d’Agadez, où sont situées les exploitations de mines d’uranium d’AREVA. Pour plus d’informations, cliquez ici.
 
Les associations
Solthis : cette association, présente dans cinq pays, a pour objectif de faciliter l'accès à une prise en charge de qualité aux PvVIH (accès aux traitements antirétroviraux (ARV)…) et intervient en appui technique auprès des acteurs nationaux de lutte contre le sida. Au Niger, Solthis a mis en place un programme 2004-2009 afin d’améliorer les conditions de prise en charge des PvVIH et une meilleure couverture des besoins. Son équipe intervient à Niamey, Zinder, Maradi, Tahoua, Dosso, Galmi, Difa et Tera. Pour plus d’informations :www.solthis.org

Alliance des religieux musulmans et chrétiens pour la lutte contre le VIH-sida (ARMC/SIDA)
Innovation dans la lutte contre le VIH-sida au Niger, cette association a été créée par des leaders religieux de tous bords (musulmans, catholiques, protestants…) pour créer une structure représentative et fédératrice permettant à travers des versets coraniques et bibliques de transmettre des messages de prévention, de soins conseils, de soutien psychologique et spirituel aux PvVIH.

Les entreprises membres de SIDA-ENTREPRISES présentes au Niger
BGI (groupe Castel) : BRANIGER,
Bolloré
Groupe CFAO : CFAO Motors, CENTRALPHARMA SA,
Total

Mises à jour : mars 2008

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